Une convention pour la préservation du géoparc M’Goun

Une convention de partenariat a été signée, lundi à Rabat, entre le ministère de l’Énergie, des mines et de l’environnement, le Conseil de la région de Béni Mellal-Khénifra et l’Association du Géoparc M’Goun, visant la préservation du patrimoine géologique et des richesses naturelles de ce géoparc.

Cet accord, signé à distance entre le ministre de l’Énergie, des mines et de l’environnement, Aziz Rabbah, et le président de l’Association géoparc M’Goun, Driss Achbal, dans le cadre d’une conférence virtuelle initiée par l’UNESCO sous le thème « le développement des géoparcs mondiaux UNESCO au niveau de l’Afrique et des États arabes », a pour objet de soutenir le géoparc M’Goun, reconnu par l’Unesco en 2014, en vue de réaliser ses projets.

Dans une déclaration à la presse, le ministre a indiqué que la convention vise à développer et promouvoir le trésor géologique dont dispose le Royaume, particulièrement dans les environs de la région d’Azilal, notant que l’accord signé avec l’Association et la Région de Béni Mellal-Khénifra permet de favoriser la dynamique de coopération entre les différents intervenants en matière de géoparcs.

Il a relevé que M’Goun est le 2ème géoparc en Afrique et que son département, conscient de la richesse et de la diversité du patrimoine géologique, organise en partenariat avec l’UNESCO cette conférence internationale compte tenu de l’Histoire et de la diversité des époques et ères géologiques du continent africain et des pays arabes.

« Cette conférence se propose de soutenir cette dynamique aux niveaux africain et arabe et d’examiner les moyens permettant, sur le plan législatif, de protéger et de promouvoir les parcs, vu qu’ils permettent de générer une valeur ajoutée à l’échelle locale, de créer des emplois et de promouvoir le tourisme », a ajouté le responsable gouvernemental.

Cette conférence, à laquelle ont pris part des responsables du Géoparc mondial UNESCO, des personnalités gouvernementales et diplomatiques ainsi que des représentants du monde associatif et géo-scientifique, a constitué une plateforme reflétant l’intérêt et la mobilisation progressive pour faire de cette ressource et de ce concept de géoparc, un véritable levier de développement territorial durable pour les pays arabes et africains.

Les interventions tenues lors de ce conclave ont porté sur l’évolution géographique de la répartition des géoparcs mondiaux UNESCO, les opportunités et les initiatives émergentes à l’échelle africaine et arabe, ainsi que les chantiers de collaboration en appui à ces initiatives et le rôle fédérateur des géoparcs envers les différents acteurs locaux dont la population, les collectivités, le tissu associatif et les professionnels du géo-tourisme.

M. Rabbah avait souligné, à l’ouverture de la conférence, que son département a inscrit parmi ses principaux objectifs la nécessité de protéger ce patrimoine, d’en assurer une gestion judicieuse avec un accent particulier sur le volet de la promotion à l’échelle nationale et internationale.

Cette approche, a-t-il poursuivi, s’est traduite par une action d’appui et d’accompagnement de la dynamique engagée pour le développement des géoparcs, notamment lors du processus de labellisation par l’UNESCO du géoparc de M’Goun mais aussi à travers les projets de création du géoparc de Bani, dans la région Souss-Massa, le projet de création du géoparc de Siroua dans la région Draâ-Tafilalet et le projet de géoparc du Moyen-Atlas.

Il a aussi réitéré le soutien du ministère au Géoparc de M’Goun, dans sa candidature à abriter, en 2023 au Maroc, la 10ème Conférence internationale sur les géoparcs mondiaux de l’UNESCO, qui s’aligne avec le projet de décision sur la priorité Afrique à l’UNESCO et les programmes qui l’accompagnent.