Remise à Rabat du Prix de la culture amazighe au titre de l’année 2020

L’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM) a organisé, vendredi à Rabat, la cérémonie de remise du Prix de la culture amazighe au titre de l’année 2020, et ce dans le cadre de la commémoration du 20ème anniversaire du Discours Royal d’Ajdir et de la création de l’Institut.

Dans une allocution à l’occasion de cette cérémonie tenue sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le président de l’édition 2020 du Prix de la culture amazighe, Driss Khrouz, a mis en avant l’importance de ce prix dans la promotion de la langue et de la culture amazighes, appelant à cet égard à répertorier les acquis et réalisations accumulés par l’IRCAM au cours des vingt dernières années.

M. Khrouz a ensuite souligné la nécessité d’inciter l’intelligentsia amazighe à s’engager davantage dans le processus de modernisation de la langue amazighe et d’en faire une langue universelle reposant sur ses racines et sa diversité marocaines.

L’IRCAM avait récemment dévoilé les noms des lauréats des différentes catégories composant le Prix de la culture amazighe au titre de l’année 2020, le Prix de mérite ayant été attribué à l’acteur Brahim El Mazned, en guise de reconnaissance de ses efforts et recherches visant la promotion de la culture et du patrimoine amazighs au Royaume.

A cette occasion, M. EL Mazned a fait part de sa joie suite à ce sacre, notant que ce prix constitue une motivation supplémentaire pour continuer à œuvrer, à rechercher et à creuser dans le patrimoine immatériel amazigh.

La préservation de la langue amazighe nécessite une attention particulière aux divers arts amazighs anciens tels que le chant et la poésie, en particulier ceux relevant de l’art des « Rways », a relevé Brahim El Mazned, qui a par ailleurs publié un certain nombre d’œuvres artistiques, dont des anthologie des arts des « Rways » et de l' »Aita ».

Le reste des distinctions concernent le Prix national de la traduction, décerné à Larbi Moumouch pour sa traduction vers l’Amazigh du roman « la Mort d’Ivan Ilitch » de l’écrivain russe Léon Tolstoï, le Prix national de la création littéraire amazighe, décerné à Lhoussine Assaid pour son recueil de contes « Turtut n yidil », et à Lahcen Bensaid pour le recueil de chansons destinées aux enfants intitulé « Urtan N’tumrt ».

Il s’agit aussi du Prix national des médias et de la communication, remporté par Houcine Ouzzig (Chaîne 2M) pour ses reportages en amazigh sur la pandémie de Coronavirus dans plusieurs laboratoires et hôpitaux, et du Prix national des études, recherches et programmes informatiques, décerné à Badr Boudhan pour avoir présenté un ensemble de supports numériques dédiés à l’apprentissage et l’enseignement de l’amazighe via le recours aux dessins animés.

S’agissant du Prix national de la chanson moderne, il a été remporté par Soufiane Al Bouzakhti du groupe « Rif Expérience » pour la chanson « Tarifit », alors que le prix national de la chanson traditionnelle est revenu à Ali Ait Bouzid pour sa chanson « Laâdat ». En ce qui concerne le prix national du film, il a été attribué à Tarek El Idrissi pour son oeuvre « Drz N’tmazgha ».

Cette cérémonie a été marquée par la présence du recteur de l’IRCAM, Ahmed Boukos, ainsi que plusieurs autres responsables, cadres et professeurs de l’Institut.

La célébration de ce 20ème anniversaire sera marquée par de nombreux événements au programme, dont la présentation de l’ouvrage  »Institut Royal de la Culture Amazighe : Parcours et réalisations » ainsi qu’un débat sur le 20ème anniversaire de l’institutionnalisation de la promotion de l’amazaghité.

Créé par dahir le 17 octobre 2001, l’IRCAM vise à préserver et promouvoir la culture amazighe dans tous ses états.