Rabat: La Faculté des lettres réceptionne la bibliothèque léguée par Sidi Abdellah Guedira

La Faculté des lettres et des sciences humaines de Rabat a réceptionné, mercredi, la bibliothèque léguée par Sidi Abdellah Guedira, en commémoration du premier anniversaire de la disparition de cet honorable érudit.

Le défunt était membre du Conseil supérieur de la Fondation Mohammed VI des Ouléma africains et président du Conseil local des Ouléma de Rabat, ainsi que prédicateur et prêcheur dans plusieurs mosquées de la capitale.

Le doyen de la Faculté, Jamaleddine El Hani, a exprimé la fierté de l’établissement d’entrer en possession de ce don inestimable, remis par la la famille du défunt en application de son testament.

Les livres collectionnés par le regretté durant toute sa vie vont enrichir la bibliothèque de la Faculté et peuvent constituer une précieuse source de documentation pour les étudiants et les chercheurs, a-t-il expliqué dans une déclaration à la MAP, en marge de cette cérémonie ayant rassemblé les proches et les amis de l’érudit.

De son côté, l’épouse de feu Guedira, Mme Tahiat Ahmama, a souligné que « le défunt était un fervent des sciences, du savoir et de la lecture, qui avait l’immense joie de transmettre ses connaissances à autrui ».

Elle a remercié la Faculté des lettres d’avoir accepté de réceptionner cette collection de livres sur le fiqh, la littérature et les sciences humaines en arabe et en français, pour qu’elle soit mise à la disposition aux générations montantes et au service des chercheurs.

Ayant côtoyé le défunt pendant de très longues années, alors qu’ils étaient encore des élèves, le président du conseil local des Oulémas de la préfecture Skhirat-Témara, Lahcen Sguenfel, a rappelé les grandes qualités humaines du défunt, la place scientifique qu’il s’est forgée tout au long de son existence et son combat inlassable pour la diffusion de la connaissance.

« Il avait une relation particulière avec le livre, dont il ne se séparait jamais. La bibliothèque léguée donne une idée sur la perception qu’il avait du savoir et la nécessite de faire jaillir la lumière de la connaissance », a-t-il raconté.

Feu Sidi Abdellah Guedira, né à Rabat en 1943, a longtemps travaillé comme enseignant, puis inspecteur du primaire, du secondaire et dans les centres de formation des enseignants. Il a supervisé, à un certain temps, la production du service arabe de la radiodiffusion et de télévision nationales.