Le personnel consulaire en formation à la lutte contre la traite humaine et le trafic illicite de migrants

Les travaux d’un atelier de formation dans le domaine de la lutte contre la traite des personnes (TIP) et le trafic illicite de migrants (SOM) ont été ouverts, lundi à Salé, au profit du personnel consulaire marocain et étranger, basé à Rabat.

Organisé par la Commission nationale de coordination des mesures de lutte et de prévention contre la traite des êtres humains, en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), cet atelier de formation de deux jours vise à doter les corps diplomatiques marocain et étranger des outils nécessaires à l’identification des victimes de TIP et du SOM, afin de mieux alerter les autorités et venir en aide aux victimes.

« Partant des prérogatives de la commission dans la formation, la sensibilisation et la communication, et afin d’élargir le cercle de signalement de ce type de crimes, en plus d’apporter le soutien et l’assistance nécessaires aux victimes, cet atelier cible le secteur consulaire et diplomatique, qui est susceptible d’avoir un contact avec les personnes victimes de traite humaine, lorsqu’ils se présentent pour demander les différents services consulaires », a souligné le président de la commission nationale de coordination des mesures de lutte contre la traite des être humains, Hicham Mellati.

Dans une déclaration à M24, la chaîne d’information en continu de la MAP, M. Mellati, également directeur des Affaires pénales et des grâces au ministère de la Justice, a assuré que cette formation est l’occasion de présenter des mécanismes, des indices et des donnés afin d’aider cette catégorie de professionnels à identifier les victimes de ce genre de crimes.

Cet atelier de formation, organisé sous le thème « démanteler les réseaux criminels transfrontaliers impliqués dans la traite des personnes et le trafic illicite de migrants », est financé par l’Union européenne (UE). Il réunit des experts marocains et étrangers en vue de simplifier les éléments constitutifs du crime de la traite des personnes afin de lutter de manière plus efficace contre ce fléau, a-t-il soutenu.

De son côté, la directrice du bureau de l’ONUDC au Maroc, Siham Al Figuigui, a fait savoir que cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un programme de coopération structuré et holistique, entre la Commission nationale de coordination des mesures de lutte et de prévention contre la traite des êtres humains et l’ONUDC.

« Plusieurs intervenants essentiels contribuent à construire une réponse cohérente, forte et dissuasive face au phénomène de la traite des personnes », ainsi cette formation est destinée à eux, « les intervenants de première ligne », a-t-elle dit au micro de M24, expliquant qu’il s’agit des professionnels et des praticiens, qui de par leurs métiers peuvent être les premiers à être en contact avec les victimes de traite.

Le programme de partenariat entre l’ONUDC et la Commission a pour but de « promouvoir des enquêtes robustes, approfondies et stratégiques pour démanteler les réseaux et lutter contre l’impunité de ceux qui profitent de ce crime, et venir en aide aux victimes qui sont les maillons faibles de ce trafic.

Au programme de cet atelier de formation, figurent des interventions d’experts marocains et étrangers, qui portent notamment sur le cadre juridique national et international de lutte contre le crime de traite des être humains et les indicateurs d’identification des victimes outre les mesures d’assistance et de protection.