En service sur l’autoroute, Chourouq Aribou se forge une carrière de motard à la Gendarmerie royale

Par Ali Refouh

Au péage de Sala Al Jadida, les éléments du peloton motocycliste autoroutier de la Gendarmerie royale ne chôment pas, tellement la circulation y est intense, requérant de leur part le plus grand degré d’attention. Parmi eux, MDL/Gendarme Chourouq Aribou qui fait ses débuts dans le métier, s’implique avec abnégation, afin d’être à la hauteur de sa noble mission.

Consciente de l’importance des rôles diversifiés et vitaux dévolus au corps au sein duquel elle exerce et des défis qu’ils impliquent au quotidien, cette jeune femme alliant calme et force de caractère accorde, dans l’accomplissement de ses tâches, un intérêt particulier aux détails, dans une quête sans relâche de perfection.

Le défi est de taille, car rejoindre le peloton des motocyclistes autoroutiers, de par ses missions, ses outils de travail et son champ d’action, n’est pas donné à tout le monde.

En effet, ces pelotons assurent des missions de circulation et de sécurité routières sur le réseau autoroutier, notamment la surveillance du trafic, la police de la circulation et des transports, les escortes et pilotages et l’information des usagers de la route. Pour les accomplir, il faut faire preuve de discipline, de vigilance, de sens de communication et de parfaite maîtrise des procédures.

De même, opérant sur de vastes zones caractérisées par une mobilité rapide, ces unités sont dotées de moyens adaptés de sorte à disposer d’une capacité permanente d’intervention, en toute sécurité et qui impliquent des aptitudes physiques et psychotechniques particulières qui sont perfectionnées, ensuite, dans le cadre de la formation, puis sur le terrain.

Sur ce plan, Chourouq Aribou semble, grâce à son parcours ou plutôt son début de parcours, être faite pour conduire une grosse cylindrée de la Gendarmerie Royale. « J’ai intégré la Gendarmerie royale en 2018 et j’ai suivi une formation de deux ans au centre de Benslimane, couvrant les volets professionnel et militaire », confie la jeune femme à la MAP.

« Ensuite, j’ai été orientée vers la formation motocycliste, ce qui m’a permis de me perfectionner dans ce domaine », précise-t-elle, en gardant un œil attentif sur les véhicules qui passaient à travers le barrage de la Gendarmerie Royale au niveau du péage de Sala Al Jadida. Il affirme avoir été affectée au peloton motocycliste autoroutier à Sala Al Jadida qui remplit des missions de contrôle routier et d’escorte, entre autres.

Et c’est justement sur ce terrain accidenté que Chourouq Aribou compte forger une carrière prometteuse au service de la patrie et de la sécurité et la quiétude des citoyens. Dans ce sens, la zone de Sala Al Jadida, quoiqu’elle lance un défi à tout gendarme en herbe, est le théâtre parfait pour un apprentissage solide.

En effet, il s’agit d’un point névralgique situé à mi-chemin de l’axe Casablanca-Tanger, qui constitue le centre de gravité économique du Royaume. C’est, également, le carrefour qui relie la partie sud du réseau autoroutier au nord et à l’est.

De ce fait, cette zone accueille un trafic pharaonique, incluant tous genres de véhicules, avec une proportion importante de transport de marchandises et c’est à Chourouq Aribou et ses collègues du peloton des motocyclistes autoroutiers de la Gendarmerie royale de contrôler ce flux.

Mais c’est loin d’impressionner cette jeune et ambitieuse femme qui sait, malgré la pression, garder le sourire et communiquer avec courtoisie, honorant l’image d’une Gendarmerie Royale ferme et efficace, tout en étant proche des citoyens.